<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?><!-- generator=Zoho Sites --><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><atom:link href="https://www.devvi.ca/blogs/tag/gouvernance-écologique/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><title>DEVVI - Blogue Viable #Gouvernance écologique</title><description>DEVVI - Blogue Viable #Gouvernance écologique</description><link>https://www.devvi.ca/blogs/tag/gouvernance-écologique</link><lastBuildDate>Tue, 04 Nov 2025 11:09:01 -0800</lastBuildDate><generator>http://zoho.com/sites/</generator><item><title><![CDATA[Les sécheresses continentales (MàJ)]]></title><link>https://www.devvi.ca/blogs/post/les-secheresses-continentales</link><description><![CDATA[ La sécheresse n'est pas un sujet traité dans notre actualité locale, j'entends par là nos médias québécois et plus largement ceux du reste de l'est ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="zpcontent-container blogpost-container "><div data-element-id="elm_eJkfXTtGStuwWx9y30AbxQ" data-element-type="section" class="zpsection "><style type="text/css"></style><div class="zpcontainer-fluid zpcontainer"><div data-element-id="elm_0xec394sQcy7pOvVooPTiw" data-element-type="row" class="zprow zprow-container zpalign-items- zpjustify-content- " data-equal-column=""><style type="text/css"></style><div data-element-id="elm_dP_sYUxkQeyXV4QhlDRDbA" data-element-type="column" class="zpelem-col zpcol-12 zpcol-md-12 zpcol-sm-12 zpalign-self- "><style type="text/css"></style><div data-element-id="elm_26sZjpcRSYGKCNi_6bzp7w" data-element-type="text" class="zpelement zpelem-text "><style></style><div class="zptext zptext-align- " data-editor="true"><div><a href="http://www.devvi.ca/wp-content/uploads/2012/03/drough-longhorn-110926.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-877" title="Drought-Striken Longhorn" src="/files/blog/drough-longhorn-110926-150x150.jpg" width="150" height="150"></a> La sécheresse n'est pas un sujet traité dans notre actualité locale, j'entends par là nos médias québécois et plus largement ceux du reste de l'est du Canada, de Toronto à Terre-Neuve. D'ailleurs, quand je tape le mot anglais « drought » sur Internet, ce sont des informations sur la vedette du golf Tiger Wooods qui s'offrent à moi. J'ai trouvé le lien amusant. Les terrains de golf sont des symboles de non-durabilité lorsqu'ils sont érigés dans des zones arides. Ils sont alors perçus comme la victoire de l'homme sur la nature. (sic) Parlons-en de la nature! Il se passe actuellement un phénomène assez rare qui, je crois, nous préoccupera et fera les manchettes cet été. Il ne s'agit pas ici d'une sécheresse locale dont les impacts seraient limités ; je parle de plusieurs sécheresses continentales et simultanées, des sécheresses qui frappent les régions habituelles des États-Unis, les États du Sud-Ouest qui dépendent du fleuve Colorado et de la nappe de l'Ogallala, aussi des États du Sud comme le Texas jusqu'à la Floride.  Je parle aussi des sécheresses qui frappent durement l'Europe (l’Angleterre, la France, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, etc.) et dont les impacts seront encore plus visibles cet été. Il y a aussi celles qui sévissent en Chine qui, comme celles des États-Unis, perdurent depuis plusieurs années et aussi celles des États de la Corne de l'Afrique. La situation du Texas reflète bien ce qui menace la population. Un article paru récemment sur le site Web du quotidien Chicago Tribune et intitulé « <span style="text-decoration:underline;"><a href="http://www.chicagotribune.com/news/sns-rt-us-drought-texasbre82l002-20120321,0,3630840.story" target="_blank">Texas' 2011 drought costliest in state history</a></span><em>» explique très bien les enjeux et les impacts importants qui attendent les citoyens et les décideurs texans. L'industrie du coton et de l'élevage de bétail sont les activités agricoles dominantes de cet État. L'année dernière, les pertes économiques s'estimaient autour de 5 milliards de dollars. Et cela ne couvre que cette portion de l'activité agricole. Cette année, plusieurs milliers d'acres de culture de céréales ne seront pas produites, faute d'eau. Aussi, certains éleveurs ont commencé à se départir d'une partie de leur cheptel, et parfois même des génisses qui représentent pourtant l'avenir d'un troupeau.</em><em>En Europe, la situation est tout aussi préoccupante. Les autorités des pays concernés sont en préparation pour atténuer et s'adapter à cette situation.  C'est le cas en Espagne, comme le souligne l'article « <a href="http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/26/20002-20120326ARTFIG00483-secheresse-en-europe-des-pays-demandent-deja-de-l-aide.php" target="_blank">La sécheresse en Europe: des pays demandent de l'aide</a> » que propose le Figaro. L'Espagne, qui est pourtant mal en point, voit le début de sa saison agricole se pointer, alors que le stress hydrique, qui est à un niveau historique, suit un hiver sec. En France, les citoyens s'apprêtent à repasser dans le scénario de la rationalisation de la consommation de l'eau. L'industrie nucléaire devra temporiser la production d'électricité en conjonction avec cette sécheresse qui s'annonce au moins aussi importante qu'en 2011. L’Angleterre n'est pas en reste. Le pays où la brume y a habituellement sa maison est déjà, depuis février, en état de sécheresse déclarée.</em><em>En Chine, c'est dans la province du Yunnan où sévit une crise hydrique importante; la population semble déjà affectée (3 millions de personnes). Selon Chine nouvelle internationale: « La sécheresse et les faible</em><em>s précipitations durant ces trois dernières années ont asséché 273 rivières et 413 petits rés</em><em>ervoirs au Yunnan</em>.» (Citation provenant d'une courte <span style="text-decoration:underline;"><a href="http://french.cri.cn/621/2012/03/03/482s272308.htm" target="_blank">dépêche</a></span> de l'organe officiel d'information chinoise.) La condition de l'eau en Chine est préoccupante. Le service de presse en ligne européen Euroactiv, sous la plume de Timothy Spence, se préoccupe également de cette simultanéité des sécheresses et surtout de leur longévité. Dans un article titré,  « <span style="text-decoration:underline;"><a href="http://www.euractiv.com/fr/developpement-durable/tout-le-monde-pourra-il-boire-sa-soif-news-511271" target="_blank">Tout le monde pourra-t-il boire à sa soif ?</a></span> », Spence évoque ces sécheresses continentales et prolongées dont la situation «  affecte la production alimentaire et soulève des questions quant à la stabilité à long terme des réserves d'eau ». En Europe, plus particulièrement, « troisième hiver sec d'affilée en Angleterre a amené les autorités britanniques à envisager des mesures de conservation. Le gouvernement chinois a quant à lui affirmé que deux tiers des villes du pays étaient confrontés à de sévères pénuries d'eau en raison de la sécheresse et de la croissance de la consommation »</em>. Un <span style="text-decoration:underline;"><a href="http://ec.europa.eu/public_opinion/flash/fl_344_sum_en.pdf" target="_blank">sondage réalisé en mars 2012</a></span> par la Commission européenne montre que les Européens constatent qu'ils ne sont pas bien informés (62 %) de la situation de l'eau sur leur territoire. Que nous dit cette situation mondiale de l'eau? Pourquoi souligner justement cette simultanéité et cette prolongation de sécheresse devenue maintenant quasi chronique? Parce que les impacts seront importants dans nos vies. La disponibilité des aliments, ou de leur accessibilité, les nombreuses chaînes d'approvisionnement de plusieurs industries seront affectées, dont celles de l'énergie. L'eau est essentielle à la vie et aux activités mises en place par l'homme pour soutenir sa définition du bien-être. Elle est ainsi une garante de la stabilité et de la sécurité entre les États. Cette situation préoccupante nous convie plus que jamais à notre rôle de fiduciaire des richesses de la planète et de celles que nous avons sur notre territoire, et à notre lien avec elle. Ce détachement actuel face à cette situation est tout aussi préoccupant que la situation elle-même. Il démontre notre coupure face aux réalités des écosystèmes. Les Texans, les Espagnols,  les Anglais et les Chinois, qui sont directement affectés par les sécheresses, perçoivent maintenant ce lien dans l'effroi. Ils demandent des mesures de protection, d'adaptation et de réduction de la consommation. Dans le livre à paraître <span style="text-decoration:underline;"><a href="http://www.devvi.ca/2012/01/17/eau-code-rouge-bientot-publie/"><em>Eau... Code rouge</em></a></span>, une proposition de gouvernance écologique y est énoncée : une approche qui cherche à refaire le lien entre l'homme et les écosystèmes, devenir des fiduciaires responsables et intelligents.  Le 20<sup>e</sup> siècle est bel et bien fini et pourtant l'eau est au cœur du Plan Nord, des sables bitumineux, du gaz de schistes. Ces projets et ces activités économiques sont des « échappés » du 19<sup>e</sup> et du 20<sup>e</sup> siècle, et les saupoudrer de développement durable n'arrangera rien! Il nous faut penser autrement! N'attendons pas les évènements climatiques extrêmes pour réfléchir. Comprendre, éveiller, s'adapter sont les mots-clés d'aujourd'hui. Fabien Beaudet, M.Env.   Lire cet article en complément.  <a title="Sécheresse: L'Europe craint un été difficile" target="_blank">L'Europe craint un été difficile</a>, Actu-Environnement, 10 avril 2012.          </div></div>
</div></div></div></div></div></div> ]]></content:encoded><pubDate>Wed, 28 Mar 2012 00:58:47 -0400</pubDate></item><item><title><![CDATA[La valeur du capital naturel - bientôt au centre des décisions?]]></title><link>https://www.devvi.ca/blogs/post/la-valeur-du-capital-naturel-bientot-au-centre-des-decisions</link><description><![CDATA[Aujourd'hui, aucune communauté n'a les moyens d'ignorer la valeur du capital naturel pour prendre des décisions de développement.  Prendre des décisio ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="zpcontent-container blogpost-container "><div data-element-id="elm_RwSie5K4Rp-q8-GjkwaOzQ" data-element-type="section" class="zpsection "><style type="text/css"></style><div class="zpcontainer-fluid zpcontainer"><div data-element-id="elm_3v1kDRGMTA6Om8IbsB7Fbw" data-element-type="row" class="zprow zprow-container zpalign-items- zpjustify-content- " data-equal-column=""><style type="text/css"></style><div data-element-id="elm_7QnDo8RQRs-3VgZ_V1A1ng" data-element-type="column" class="zpelem-col zpcol-12 zpcol-md-12 zpcol-sm-12 zpalign-self- "><style type="text/css"></style><div data-element-id="elm_UvTo5U6wT1SIXrvG5bAkUA" data-element-type="text" class="zpelement zpelem-text "><style></style><div class="zptext zptext-align- " data-editor="true"><div><p style="text-align:justify;"><a href="/files/blog/pelle-mécanique-Mn_59b.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-676" title="pelle mécanique Mn_59b" src="/files/blog/pelle-mécanique-Mn_59b.jpg" alt="" width="150" height="150"></a>Aujourd'hui, aucune communauté n'a les moyens d'ignorer la valeur du capital naturel pour prendre des décisions de développement.  Prendre des décisions de développement économique, (au-delà du syndrome de la &quot;pepine&quot;)* c'est amorcer des choix dont les impacts pour l'avenir des communautés impliquées sont nombreux. Il y a certes les impacts à court et moyen terme. Ceux-ci sont largement évoqués : la création d'emplois, les investissements directs et indirects, l'effet de levier économique sur les activités socio-économiques de la communauté, l'impact sur « l'humeur » ou l'effet de stimulant la perception de dynamisme d'un milieu. Si le projet est caractérisé par la mise en valeur d'une technologie d'avant-garde, cet effet sur « l'humeur » pourra être d'autant ragaillardi, car les perspectives de retombées indirectes sur l'éducation et la recherche pourront s'en trouver améliorées. Voilà pour une courte revue des impacts les plus couramment utilisés.</p><p style="text-align:justify;">Il existe un autre volet qui ne fait jamais l'objet de préoccupation, il s'agit de l'impact qu'aura un projet sur la valeur du capital naturel. Sauf pour des cas d'études ou de recherches académiques, jamais un décideur ou un représentant politique ou un dirigeant d'entreprise n'a l'instinct et la préoccupation d'utiliser systématiquement la valeur du capital naturel ou des services écosystémiques afférents, dans le but d'améliorer le processus de prise de décision et la pertinence d'un projet.</p><p style="text-align:justify;">Plusieurs raisons appuient la nécessité de se préoccuper de la valeur du capital naturel, d'abord, la fragilité de plus en plus grande de nos écosystèmes. Selon le PNUE, 60 % des écosystèmes de la planète ont soit atteint une dégradation irréversible, ou sur le point de le devenir. « <em>Au cours des 50 dernières années, l’Homme a généré des modifications au niveau des écosystèmes de manière plus rapide et plus extensive que sur aucune autre période comparable de l'histoire de l’humanité, en grande partie pour satisfaire une demande à croissance rapide en matière de nourriture, d'eau douce, de bois de construction, de fibre, et d’énergie. Ceci a eu pour conséquence une perte substantielle de la diversité biologique sur la Terre, dont une forte proportion de manières irréversibles</em> »<em>. (1) </em>De plus, la perte de biodiversité associée à la pression que nous exerçons sur les territoires (ex : les milieux humides), sur l'eau et l'air (émission de GES) contextualise l'importance de nous préoccuper de notre capital naturel. Aussi, évaluer la valeur du capital naturel et des services écosystémiques permet d'inviter la terre à la table des décideurs afin d'éclairer davantage les impacts à long terme des projets qu'ils évaluent. En cela, rien n'est contraire aux préceptes du développement durable ou encore de la Responsabilité sociale en entreprise (RSE).</p><p style="text-align:justify;">Mais qu'est-ce qui fait hésiter les décideurs? À l'heure ou la communauté économique européenne réfléchit à étiqueter comme «plus polluant» le pétrole synthétique provenant de l'exploitation des sables bitumineux, il faut comprendre qu'aussi longtemps que nous allons ignorer cette réalité, nous ferons de plus en plus face à ce type de «menace». Il nous faut alors tenir compte de la volonté des marchés de consommation, plus conscients des impacts écologiques au long du cycle de vie d'un produit. Nier cette réalité nuira certainement à moyen terme. Une autre source d'hésitation pourrait être l'ignorance concernant les méthodes d'évaluation du capital naturel? Il existe beaucoup de méthodes, bien répertoriées et testées ; même que certains États états-uniens ont procédé à des exercices d'évaluations afin de commencer à introduire cette importante variable dans leurs décisions de planification du territoire. (2) Au Canada les initiatives d'évaluation sont le fait d'organismes non gouvernementaux. Canard Illimité en 2004 (3) Institut Pembina et initiative boréale en 2005 (4) sont des exemples.</p><p style="text-align:justify;">Cette question est maintenant devenue existentielle et urgente. D'autres réclament aussi des changements dans notre manière d'évaluer et de prendre en compte les vrais impacts des projets de développement. Il est temps et urgent de procéder aux changements!  (5)</p><p style="text-align:justify;">Dans le prochain article, je présenterai succinctement les différentes méthodes d'évaluation et leurs impacts dans la prise de décision.</p>  Voir : <a title="Lien permanent vers La valeur des écosystèmes – une nouvelle culture à acquérir!" href="http://eau-code-rouge.com/2012/05/02/la-valeur-des-ecosystemes-une-nouvelle-culture/" rel="bookmark" target="_blank">La valeur des écosystèmes – une nouvelle culture à acquérir!</a>   Note : <strong>*</strong> Le syndrome de la «pepine» (pelle mécanique) fait référence à l'empressement habituel des décideurs de voir de l'action rapidement sur le terrain, dès l'annonce d'un projet. Sources : 1.  Millennium Ecosystem Assessment, 2005. Ecosystems and Human Well-being: Synthesis.  Island Press, Washington, DC. 2. Voir un résumé de l'étude d'évaluation du capital naturel du New-Jersey disponible  en <a title="Natural capital overview" href="http://www.nj.gov/dep/dsr/naturalcap/nat-cap-overview.pdf" target="_blank">cliquant  ici</a>. 3.  Olewiler, N. (2004). La valeur du capital naturel dans les régions peuplées du Canada. Publié par Canards Illimités Canada et Conservation de la Nature Canada, 37 p 4.  Anielski, M., et Wilson, S., (2005). É<em>valuation de la valeur réelle du capital naturel </em><em>et des écosystèmes boréaux du canada</em><em>. </em>Ottawa, Institut Pembina et Initiative Boréale canadienne, 90 p. 5.  Voir à ce sujet la sortie publique d’éminents scientifiques et économistes. &quot;<em>Top scientists urge end to policy and governance failures to tackle social and environmental crises</em>&quot;. 2012. Communiqué provenant de International Institute for Environment and Development, site Internet visité le 22 février 2012. <a href="http://www.iied.org/natural-resources/key-issues/biodiversity-and-conservation/top-scientists-urge-end-policy">http://www.iied.org/natural-resources/key-issues/biodiversity-and-conservation/top-scientists-urge-end-policy</a></div></div>
</div></div></div></div></div></div> ]]></content:encoded><pubDate>Fri, 24 Feb 2012 13:21:15 -0500</pubDate></item></channel></rss>